Dissertation Desirer Est Ce Necessairement Souffrir Text

Jonathan Friesen - Writing Coach

_ site philagora, tous droits rйservйs _ pour la comprйhension du sujet, vers le problиme: йtonnez vous: si dйsirer йtait nйcessairement souffrir, c'est toute la vie humaine qui serait souffrance. Analyser la chasse amoureuse, ou plus sagement la philosophie qui est dйsir de vйritй et de justice: le philosophe est un chasseur socrate dit mкme qu'amour est philosophe, ce qui doit vous engager а philosopher. Gt dйsirer, est ce nйcessairement souffrir ? la nuance est introduite par l’adverbe « nйcessairement ». Cet adverbe doit vous mettre sur la piste et orienter me semble t il votre rйflexion.

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Dйsirer, cela entraоne t il forcйment de la souffrance ? se dessine lа une dialectique, celle de l’objet et du but. Ou dans quel but ? l’objet du dйsir n’est pas uniquement l’objet d’amour, cela peut кtre une multitude d’objets. Et pour quelle finalitй ? la difficultй rйside lа dans la dйfinition de cette finalitй. Et c’est de cette finalitй que va dйcouler des accents de plaisir, de dйplaisir et/ou d’indiffйrence.

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L’objet du dйsir ne serait il qu’un moyen pour parvenir а une fin, а une « faim ». J’introduis ici ce terme de « faim » pour employer la mйtaphore de l’appйtit а se mouvoir, а vivre, а survivre, etc… il y a sыrement un rapport particulier, intrinsиque de l’homme quant а son « appйtit » et/ou son appйtence а, en quelques sortes. Et c’est de ce rapport particulier, qu’entretient l’homme avec lui mкme, que va dйpendre sa « capacitй » а moduler ses appйtits et/ou ses appйtences, ces fameux penchants naturels.

Peut кtre s’agit il ici d’introduire, pour expliciter le terme de « capacitй », la notion de renoncement. Savoir renoncer parfois n’est il pas la clй d’une moindre souffrance quand l’objet du dйsir n’engendre pas ou plus la satisfaction recherchйe ? encore faudrait il dйfinir ici, s’il s’agit de renoncer а l’objet du dйsir ou а la satisfaction tant demandйe ou recherchйe ? ceci est une nuance qui n’est pas а nйgliger, c’est а dire, dans quel sens doit se faire le renoncement. Du cфtй de soi ou envers l’objet ? ce renoncement permettrait de « gagner du temps », ce, dans l’йprouvй d’une attente, d’une attente oщ le plaisir serait juste diffйrй. Diffйrer le plaisir, rentrer dans l’attente, sert cette introduction de la notion de renoncement, dans le sens oщ cela en exprime ou explicite une modalitй.

J’essaie lа uniquement de me confronter а la question de la souffrance, en essayant d’attraper par la question des modalitйs du renoncement, une solution « palliative » quant aux failles que rencontre l’homme dans son rapport particulier а soi, singulier, dirons nous donc. Au delа de la question du besoin, c’est la question du manque qui jaillit ici. « savoir y faire » avec son manque peut permettre а l’homme, кtre de dйsir, de sortir, d’abrйger ou d’attйnuer la souffrance que pourrait engendrer ce manque. Alors, peut кtre que dйsirer ne serait plus forcйment une souffrance ? votre question est pour le moins particuliиrement compliquйe. J’espиre, que dans les йlйments amenйs ici, vous pourrez, quant а vous, y voir plus clair, et mettre en place un plan et une argumentation qui puissent vous satisfaire. Gt epicure, en construisant une science des dйsirs, йtablit une distinction qui permet d'йliminer ceux qui dйbouchent sur la dйception et de choisir ceux qui sont compatibles avec l'ataraxie. et d istinguez bien le dйsir et la passion. voir le dйbut du cours sur la passion peut кtre que la troisiиme partie de votre devoir pourrait, dans le dйsir mкler la souffrance du manque e t la satisfaction dйjа йprouvйe qui fait du dйsir un moteur.

Peut on désirer sans souffrir ? tout ce qui vit a des besoins, si tant est que vivre, ce n'est pas être autosuffisant, mais au contraire dépendre, pour sa propre survie, d'un milieu extérieur. La plante a besoin d'eau et de lumière l'animal de manger, de boire et de dormir. De ce point de vue, l'homme ne saurait faire exception ni constituer ce que spinoza nommait « un empire dans un empire ». Parce qu'il vit, l'homme connaît la pression du besoin et la nécessité vitale de sa satisfaction. Seulement, parce qu'il est doté de conscience et capable de se représenter lui même, l'homme n'est pas qu'un être de besoins, c'est aussi et peut être surtout un être de désirs.

Le désir se distingue du besoin en ceci qu'il n'est pas issu de notre seule nature d'êtres vivants par conséquent, sa non satisfaction n'entraîne pas nécessairement la mort. Pourtant, le désir a ceci de commun avec le besoin qu'il s'éprouve comme un manque. Je désire par définition ce que je n'ai pas, tout comme j'ai besoin de ce qui me fait défaut. Or tout manque se traduit par une souffrance, celle là même qui nous pousse à le combler, c'est à dire à le satisfaire, en sorte que la douleur semble être le symptôme du désir lui même. Nous savons que nous désirons quelque chose quand nous souffrons de ne le point posséder. Mais si tout désir s'accompagne nécessairement de douleur, et d'une douleur plus grande à mesure qu'il est plus vif, alors il devrait s'ensuivre qu'une vie sans désir fût la seule vie véritablement heureuse mais il y a là quelque chose que le simple bon sens, et l'expérience la plus quotidienne, refusent d'admettre. Il peut certes bien arriver qu'un amoureux éconduit, emporté par sa souffrance, jure de ne plus aimer mais pourquoi ne tient il jamais parole.

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Sans doute sa douleur présente lui fait elle oublier à quel point il avait été heureux d'aimer, avant que d'être repoussé, à quel point aussi il se sentait vivant et libre lorsqu'il était animé par son désir même. Ainsi, placer exclusivement le désir sous le signe du manque, et donc de la douleur, c'est oublier qu'il est aussi promesse d'une satisfaction heureuse autant que plaisante, si tant est qu'un désir comblé est source de plaisir véritable en sorte que la question effectivement se pose. En d'autres termes, le désir comme promesse d'une satisfaction qui nous pousse en avant n'est il pas en lui même plaisant, n'est il pas aussi ce qui nous donne à éprouver, de l'intérieur de nous, notre propre vitalité. Du fait que le désir peut nous faire souffrir, peut on en conclure qu'il nous fait souffrir nécessairement. Sans doute faudra t il commencer, pour répondre à cette interrogation, par élucider la nature du désir même, et d'abord en le différenciant du besoin, et ce n'est qu'ensuite que nous pourrons décider si l'expérience de la souffrance lui est toujours conjointe.

Tous les désirs engendrent ils de la souffrance ? admettre que désirer engendre nécessairement de la souffrance, c'est d'emblée considérer que le désir est un concept univoque, ce qui est rien moins que certain. Selon la doctrine épicurienne en effet, si tous les plaisirs se valent et sont insusceptibles de quantité il n'y a pas de plaisir plus plaisant qu'un autre les désirs en revanche sont qualitativement différenciés, en sorte que le sage est celui qui opère un tri parmi ses appétits. Il faut en effet, nous dit épicure, distinguer les désirs naturels et nécessaires boire lorsque l'on a soif, manger lorsque l'on a faim des désirs naturels mais non nécessaires manger des mets savoureux, profiter d'un lit confortable , et surtout des désirs non naturels et non nécessaires vouloir la gloire, le pouvoir ou la fortune. Ainsi, c'est parce qu'il craint de sombrer dans l'oubli après sa mort que le sot cherche à se faire un nom, sacrifiant les plaisirs simples du présent à une postérité hypothétique dont il ne sera par définition jamais le témoin.